Le silence de l’autre peut être interprété de tant de façon différente. C’est un écran sur lequel on peut projeter ses désirs comme ses craintes.
Je comble son silence, quand je suis de bonne humeur, j’y vois de la bienveillance, de la tolérance, quand je suis fragile, j’y vois de l’indifférence. De plus en plus souvent je l’interprète de façon négative et violente. Je lui fais part de mes interprétations les plus pessimistes toujours avec l’espoir d’être démenti. Cela n’arrive jamais, même lorsque mon interprétation est démesurée, stupide, ridicule.
Au début je cherche une réaction positive et bienveillante.
Petit à petit je cherche juste une réaction.